Les réponses de Yannick Boëdec aux questions des Cormeillais

La question du centre ville fait partie des habitudes et des traditions françaises. Les villages étaient organisés autour de l’église et des quelques lieux publics fondant ce qu’il était traditionnel d’appeler le « feu ».

Cormeilles-en-Parisis est créé autour de son église, certes, mais aussi sur le versant de la colline, tout en longueur, tout autour de la rue Gabriel Péri où chacune des exploitations agricoles possédaient son porche sur la route centrale représentant l’épine dorsale de l’ancienne ville.

Lors de la création du chemin de fer, l’axe « colline vallée » a obéi à la logique du déplacement, c’est-à-dire l’ancien bourg installant progressivement un habitat vers la vallée ou la plaine.

Ensuite et logiquement, la Nationale 192 traversant Cormeilles a créé une logique d’urbanisation de nouveaux quartiers, plus proches de cité pavillonnaires, sans dynamisme et sans commerce.

Nous sommes donc confrontés à un urbanisme compliqué qui ne s’est pas développé à partir d’un plan directeur, mais des opportunités immobilières successives.

Donc, nous nous devons de réfléchir à une planification de l’espace qui ne s’acharne pas à construire un centre ville artificiel, mais à des lieux d’animations multiples et à des services publics annexes décentralisés.

Le nouveau quartier (Zac du Bois Rochefort) devra posséder sa propre logique de services d’animation.

Le quartier de la gare fera l’objet d’une étude urbanistique approfondie incluant la possibilité d’une gare routière, d’un parking souterrain permettant si cela est possible de récupérer l’actuel parking RD392 pour des aménagements urbains incluant des commerces.

Pour les comités de quartier, peu de Cormeillais se déplacent lors des permanences, il me paraît plus utile que mensuellement le Maire et son équipe se déplacent dans un quartier de la ville à la rencontre des habitants.

Le manque de vie lié au manque de dynamisme économique ?

C’est une façon d’analyser une situation dont certains indicateurs sont certainement exacts.

L’installation des commerces, nous le savons, n’est pas facilitée par la configuration géographique et le stationnement. Néanmoins, une réhabilitation profonde des quartiers de la gare pourra favoriser un dynamisme commercial nouveau.

D’autre part, nous avons pris soin d’inscrire dans la ZAC des Bois Rochefort un tissu commercial opportun.

Le dynamisme associatif ou commercial dans une commune n’est pas synonyme de désordre, mais d’un plaisir à exister et à trouver proche de chez soi des lieux de rencontre et des animations culturelles intéressantes.

L’intercommunalité balbutie

Les 3 premières années furent une lente mise en place, une recherche de positionnement, d’identité, chacune des communes cherchant ses marques, ses alliances. Si nous parvenons à dépasser les clivages politiques traditionnels, l’intercommunalité sera un levier pour la création d’équipements futurs, de plus pour obtenir les leviers financiers nécessaires, celle-ci devra certainement évoluer à terme vers une communauté d’agglomération.

Finances :

La dette de la ville s’établira au 31/12/08 à 13.5 M€ soit environ 600€/habitant, pour information la moyenne nationale s’établit pour une ville de la même strate démographique à 1 100€ par habitant. Il n’est pas illogique de faire appel à l’emprunt pour financer les investissements.

Pour Cormeilles notre taux d’endettement est plus que correct, et permettra d’avoir une capacité d’investissements pour les années futures.

Notre programme est évalué à 45 M€, sachez que l’investissement moyen annuel est d’environ 8M€ dans notre commune.

Mixité sociale

Ce souci est au centre de nos préoccupations car il s’agit là d’une future harmonie sociale. Nous poursuivons une politique d’intégration des logements sociaux de qualité.

Nous bénéficions d’un héritage d’anciens mandats qui ont préservé Cormeilles des dérives immobilières de certaines communes qui nous entourent.

Dès le premier mandat de Madame le Maire, la politique de création de logements sociaux a répondu à un souci de mixité sociale.

Nous ne pouvons souscrire au terme « ghetto » qui ne correspond en aucun point à notre époque, à l’urbanisation de notre ville, et bien entendu nous continuerons à intégrer des logements aidés par petites touches dans le cadre de la loi SRU.

La flambée de l’immobilier est un phénomène qui dépasse largement les limites de la ville et nous ne pouvons y faire face.

Rue Gabriel Péri

Nous disions « l’épine dorsale de la ville » : oui, cette rue centrale pose de nombreux problèmes.

Il convient d’engager une vaste étude car de nombreux points de vue seront paradoxaux et s’annuleront de fait.

La réfection de cet axe est prioritaire, mais il conviendrait peut être à terme d’axer sur une partie de la voie la priorité aux piétons, la contrainte liée à la largeur de la route est un vrai problème qui ne facilite pas le stationnement des véhicules.

Si nous trouvons la solution pour aménager cette voie, les commerces subsisteront car nous aurons solutionné la circulation piétonne et le stationnement.

Bilan de l’OPAH semble extrêmement mitigé

Voirie et circulation :

Un programme prioritaire d’aménagement de la voirie est prévue avec un budget minimum de 1M€ par an et en complément nous réaliserons 1 000 m de trottoirs, avec comme objectif une charte du piéton.

La création d’un parking souterrain à la gare fait aussi partie de nos solutions.

La verbalisation des mauvais stationnements n’est pas une solution ; néanmoins, il s’agit là d’un moyen de dissuasion, mais en aucun cas d’une solution convenable le stationnement résidentiel peut être mis en œuvre pour certaines zones.

Patrimoine

Nous avons communiqué aux associations culturelles notre projet global en la matière.

La mise en valeur du Patrimoine est au centre de notre programme.

Le bâtiment dit Château Lamazière sera conservé. Il présente plusieurs avantages qui pourront être exploités pour un projet culturel et social qui aujourd’hui pêche par manque de locaux.

La mise en valeur d’un parcours historique pédestre autour de la ville et la réfection des lavoirs de la Fontaine Saint-Martin sont réalisés.

Sécurité

La police municipale a un rôle principalement dissuasif. En absence de commissariat, le service est essentiel car il représente une forme de police de proximité qui complète les effectifs du poste de police nationale. Le CLSPD (Conseil local de sécurité et de prévention de la délinquance) s’est réuni régulièrement afin de créer une mutualisation autour du problème de sécurité publique pour les personnes et les biens. Il ne s’agit pas de tapisser la ville de caméras, mais d’installer des caméras à des points sensibles (collèges- lycée- gare- salle des Fêtes). Cette installation se fera, bien sûr, dans un cadre réglementaire officiel. Un effort politique sera poursuivi pour obtenir un vrai commissariat. Cette politique est insuffisante si elle n’était pas accompagnée d’une politique d’animation globale et d’activités multiples. La coopération rapprochée avec le commissariat d’Argenteuil a déjà permis de doubler les patrouilles de police de nuit.

L’intercommunalité pourra certainement un jour être aussi associée plus étroitement à l’élaboration d’une politique sécuritaire commune.

Le chiffre de 6% est exact, il correspond bien à la hausse constatée en 2007 des actes délictueux, Cormeilles ne ressemble certes pas aux villes voisines, mais il est faux de dire qu’il n’y a pas de délinquance.

Même si cela fait sourire certaines listes concurrentes, étudier la mise en place d’une brigade équestre sur la ville est importante, toutes les villes qui ont développé ces unités ont constatées une nette baisse de la délinquance, un rapprochement police/citoyens et la régression des gestes d’incivilités. Cormeilles a les moyens techniques pour le faire, et le coût financier est raisonnable. Nous demanderons les autorisations nécessaires à sa création.

Transports

Les transports sont maintenant gérés par l’intercommunalité

Nous avons obtenu la création d'une nouvelle ligne la 3038.

Nous étudierons l’extension des services nécessités par l’existence de nouveaux quartiers et une ligne qui reliera la gare RER de Sartrouville.

Écologie

De nombreuses questions recouvrent des préoccupations nationales.

Si la commune ne peut pas privilégier l’installation de tel ou tel commerce, la ville se doit de montrer l’exemple, L’économie d’énergie sera pour la mairie, une nécessité, le renouvellement du parc automobile sera lui aussi réalisé.

La centrale AZUR répond en tous points aux normes écologiques européennes les plus récentes.

La mise en place du concours castor (respect et utilisation de l'eau), permettra l'éducation des plus jeunes.

Carrière Lambert

Après une période conflictuelle très difficile, il y a 20 ans, concernant l’avenir de la Carrière, c’est une conception écologique qui fût retrouvée.

Le remblaiement en matériaux inertes est programmé par convention avec l’Etat et l’exploitant, mais la logistique de cette opération reste encore à arrêter, hormis que nous nous refusons d’autoriser une circulation intensive de camions sur la ville.

Cette logistique demeure à l’état de débat avec les partenaires et l’ensemble des communes concernées. Les scénarii sont à l’étude et la ville est très attentive et favorable à une option qui permettrait l’apport des matériaux par l’A15 et un cheminement vers la carrière en tréfonds.

Enfance – Jeunesse

La création d’une Bibliothèque- Médiathèque- Ludothèque est une orientation majeure du programme, de plus nous créerons le service de portage de livres à domicile pour les personnes dépendantes.

Nous voulons mettre en place une carte PASS, qui permettra des réductions sur les activités sportives et culturelles.

La création d’une MJC, ne répondra pas aux attentes des jeunes Cormeillais, la multiplication des lieux et des rendez vous sera plus porteur, le succès de « l’été jeune » en est la preuve. Nous souhaitons mettre en place des stages sportifs mais aussi culturels durant les petites vacances.

Le mandat du conseil municipal jeune se terminant en Mars, une nouvelle élection est prévue en octobre 2008.

L’équipe que l’on propose aux Cormeillais à une moyenne d’âge de 49 ans, issue du milieu associatif, de tous les quartiers de la ville, représentative de toutes les catégories d’âges et aussi des gens expérimentés qui connaissent au fond les dossiers, le fonctionnement des institutions et les réseaux de financement pour les projets structurant ou non susceptibles d’être éligibles.

Je nommerais un jeune conseiller municipal délégué à la jeunesse

Stratégie politique

Le débat public a été engagé depuis longtemps, mais à l’occasion de cette campagne il favorise encore plus les discussions avec la population dans les quartiers, et l’organisation de réunions publiques et autorise les controverses constructives.

Quant à la question de la stratégie du 2ème tour, laissons les Cormeillais choisir au 1er tour, à titre personnel je n’ai jamais cru à « l’appel au vote », les français sont suffisamment responsables et indépendants pour ne pas suivre les consignes données par telle ou telle personne.


(reçu le 25 février 2008 par e-mail).

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